L’entreprise à mission, antidote au court-termisme ?

Présentée le 18 juin en Conseil des ministres et voté en première lecture par l’Assemblée Nationale le 9 octobre, le projet de loi PACTE (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) doit désormais être adopté par le Sénat en janvier 2019.  

Il devrait mettre en avant la notion de « partage de la valeur et engagement sociétal des entreprises » au travers d’un nouveau statut pour les sociétés : « l’entreprise à mission ». L’idée est de permettre aux sociétés d’allier mission sociétale et rentabilité en prenant en compte les intérêts de toutes leurs parties prenantes (salariés, clients, fournisseurs, ONG, collectivités…), et non plus seulement de leurs actionnaires. Si le Parlement intègre ce nouveau statut dans le texte final, la définition de l’entreprise sera modifiée dans le Code civil. Les sociétés le souhaitant pourront ainsi se dôter d’objectifs sociaux et environnementaux et les inscrire dans leurs statuts.

Sur ce sujet, le gouvernement a pu s’appuyer sur le rapport que lui a remis le 9 mars dernier Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT et présidente de l’agence de notation Vigeo-Eiris, et Jean-Dominique Senard, président du groupe Michelin. Ce document sur l’entreprise en tant qu’objet d’intérêt collectif rappelle que la financiarisation de l’économie et l’assujettissement des entreprises à des intérêts de court-terme se sont développés depuis les années 1970, au risque de vider l’entreprise de sa substance. Les rapporteurs ont donc proposé 14 recommandations pour mieux intégrer les enjeux sociaux et environnementaux afin de privilégier une gestion moins « court-termiste ».

Parcourir nos brèves

Trouver son Ikigai

La raison de se lever le matin, le sens de la vie, l’Ikigai est un mot japonais qui n’a pas de traduction exacte en français…

Transparence de la rémunération

Bien que les mœurs évoluent, il n’est pas dans notre culture de parler d’argent. Évoquer son salaire dans la sphère privée serait faire preuve de suffisance

Ego et leadership

Le « syndrome de l’hubris » qualifie le phénomène d’hypertrophie de l’égo se manifestant lors d’une montée en hiérarchie et d’acquisition du pouvoir…

Ces publications OCM pourraient vous intéresser

Bureau : l’appel de la nature Et s’il y avait mieux que le baby-foot et le café à volonté pour accroître le bien-être des salariés ? À l’heure où les entreprises commencent à miser...
Trouver son Ikigai La raison de se lever le matin, le sens de la vie, l’Ikigai est un mot japonais qui n’a pas de traduction exacte en français...
Transparence de la rémunération Bien que les mœurs évoluent, il n’est pas dans notre culture de parler d’argent. Évoquer son salaire dans la sphère privée serait faire preuve de suff...
La France a réussi à créer un écosystème de libéra... Professeur à l’ESCP Europe et auteur de « L’entreprise libérée » (Fayard, 2017), Isaac Getz revient sur un mouvement particulièrement actif en France ...
Ego et leadership Le « syndrome de l’hubris » qualifie le phénomène d’hypertrophie de l’égo se manifestant lors d’une montée en hiérarchie et d’acquisition du pouvoir.....

Réagir

Vos idées nous intéressent, votre opinion nous importe et votre point de vue est essentiel, devenez proactifs du changement.

OCM - Observatoire de la Compétence Métier

“L’observation recueille les faits ; la réflexion les combine ; l’expérience vérifie le résultat de la combinaison.”

Diderot

Nous suivre

© 2018 OCM - Observatoire de la Compétence Métier

Réagir - OCM

Newsletter

Restez mensuellement informés de nos publications et de nos évènements.

Votre inscription a bien été prise en compte, l'équipe de l'Observatoire OCM vous remercie.

Share This